Comité citoyen de Saint-Pierre-les-Becquets
gaz de schiste et hydrocarbures
 

En réponse à l’adoption du projet de loi 106, nous souhaitons mobiliser tous les citoyens et citoyennes de Saint-Pierre-les-Becquets contre l’exploitation des hydrocarbures fossiles (pétrole et gaz) par fracturation. Nous joignons notre voix à celles des autres comités qui, à travers le Québec, exigent la protection de nos sources d’eau, de notre environnement et de notre qualité de vie.

Alors que le Canada risque fort de rater ses cibles de diminution de gaz à effet de serre (GES) pour 2020, augmenter les émissions de GES au Québec par l’exploitation des énergie fossiles nous éloignerait encore plus de ces cibles.

 
André Belisle, président de l'Association Québécoise de Lutte contre la Pollution Atmosphérique (AQLPA)
Actualités

Sables bitumineux, Fort McMurray, Alberta
Photo : eryn.rickard via Wikimedia (CC BY 2.0)

28 juillet 2026 - Oxfam Québec
Les géants pétroliers empochent des profits records alors que leurs émissions alimentent des vagues de chaleur mortelles

Les six plus grandes entreprises mondiales du secteur des combustibles fossiles devraient presque doubler leur bénéfice net cumulé au deuxième trimestre de 2026, qui passera de 23 à 45 milliards de dollars par rapport au trimestre précédent, selon une nouvelle analyse d’Oxfam publiée avant l’annonce de leurs résultats financiers.
De nouvelles données montrent également que les émissions de ces entreprises ont fortement contribué à accroître la fréquence et l’intensité des vagues de chaleur depuis le début du siècle.
Les bénéfices attendus sur l’ensemble de l’année 2026 de BP, Chevron, Eni, ExxonMobil, Shell et TotalEnergies s’élèvent à 147 milliards de dollars. Parmi les plus grands gagnants, Chevron devrait annoncer avoir quadruplé ses bénéfices pour atteindre 1 200 dollars par seconde au cours des trois derniers mois, tandis que les bénéfices d’ExxonMobil devraient avoir triplé pour atteindre 1 800 dollars par seconde.

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20 juillet 2026 - Le Devoir
Mystère sur le coût et le financement du captage de carbone des compagnies pétrolières

Le gouvernement Carney est incapable de préciser quel sera le coût du mégaprojet de capture et de stockage de carbone (CSC) de l’industrie des sables bitumineux et quelle sera la facture pour les contribuables canadiens. Ottawa a pourtant annoncé lundi son engagement à participer au financement du projet cher aux compagnies pétrolières, qui permettra d’infimes réductions des émissions de gaz à effet de serre, qui seront annulées par la croissance de la production.
Le gouvernement fédéral a confirmé en début de semaine la récente signature d’un « protocole d’accord » entre le fédéral, l’Alberta et les cinq entreprises qui exploitent le pétrole des sables bitumineux. Celles-ci plaidaient depuis plusieurs années pour le développement d’un projet, dont l’efficacité et la faisabilité restent à démontrer.

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16 juillet 2026 - Le Devoir
Des milliards provenant des fonds publics pour une réduction infime des émissions des pétrolières?

Après avoir choisi de dépenser des milliards de dollars de fonds publics pour faire construire un pipeline servant à l’industrie des sables bitumineux, le gouvernement Carney devrait ajouter des fonds pour le projet de capture et de stockage de carbone (CSC) des pétrolières. S’il fonctionne, il permettra des réductions des émissions de gaz à effet de serre infimes qui seront annulées par la croissance de la production.
Au moment où le Canada est frappé par de nouvelles vagues de chaleur et des feux de forêt amplifiés par la crise climatique, le gouvernement Carney a annoncé lundi la récente signature d’un « protocole d’accord » entre le fédéral, l’Alberta et les cinq entreprises qui exploitent le pétrole des sables bitumineux. Pour l’industrie la plus polluante au pays, il s’agit d’ailleurs de l’aboutissement de plusieurs années de lobbying en faveur de son projet de CSC.
Le « document d’information » rendu public ne mentionne aucune estimation des coûts du projet, mais il précise que « le Canada a accepté d’avancer du financement pour soutenir les coûts d’exploitation des projets de CSC ». La facture avait initialement été estimée à 16,5 milliards de dollars. Lors d’une conférence sur l’énergie en juin, Jon McKenzie, chef de la direction de la pétrolière Cenovus, a toutefois indiqué qu’elle se situerait probablement entre 20 milliards et 30 milliards de dollars.

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Matériaux de construction d'un pipeline'
Photo : Loozrboy via Flickr (CC BY-SA 2.0)

10 juillet 2026 - Le Devoir
Alors que le climat s’emballe, les projets d’oléoduc se multiplient en Alberta

Cette année, la fête du Canada rimait avec « pipeline ». Le 2 juillet, le fédéral a annoncé le financement public de l’oléoduc vers la côte ouest promis par Mark Carney. Le 6 juillet, l’Ontario et l’Alberta ont présenté un nouveau projet (très embryonnaire) de pipeline vers les Grands Lacs, baptisé « Northern Shield ».
Au-delà des grands titres, les transporteurs pétroliers préparent aussi des projets pour rehausser la capacité des pipelines existants. Les travaux planifiés, dont certains sont en chantier, totalisent plus de 1 million de barils par jour (b/j), ce qui équivaut à un gros pipeline.
Le Devoir vous propose ici un tour d’horizon de ces projets qui promettent de considérablement rehausser la capacité de transport de pétrole hors de l’Alberta au-delà des 5,4 millions de b/j actuels.
Ces ambitions relatives à l’énergie fossile, qui s’accentuent alors même que le climat s’emballe, entrent en collision frontale avec l’engagement du Canada à réduire ses émissions de gaz à effet de serre.

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Northern Shield Energy Corridor'
Carte : Gouvernement de l'Alberta

8 juillet 2026 - Le Devoir
Christine Fréchette se dit prête à analyser un projet de pipeline qui passerait par le Québec

La première ministre du Québec, Christine Fréchette, se dit prête à analyser un projet de pipeline qui traverserait le territoire de la province afin de permettre à l’industrie des sables bitumineux d’exporter davantage de pétrole à partir d’un port de l’est du Canada. L’Alberta veut doubler la production de cette énergie fossile qui sert de carburant à la crise climatique.
Avec le projet Northern Shield présenté lundi par l’Alberta et l’Ontario, l’idée de construire un pipeline en sol québécois a refait surface. Il faut dire que la première ministre albertaine, Danielle Smith, a profité de l’occasion pour réitérer son souhait que l’industrie puisse avoir « un meilleur accès aux ports en eau libre » afin d’exporter du pétrole par navire à partir de l’est du Canada.
En réponse aux questions du Devoir, le cabinet de la première ministre Christine Fréchette a indiqué que le gouvernement du Québec ne ferme pas la porte au retour d’un projet de pipeline, près de 10 ans après l’abandon du controversé pipeline Énergie Est.

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7 juillet 2026 - Le Devoir
Vers la relance d’un projet de pipeline traversant le Québec?

Le projet de pipeline « Northern Shield » présenté lundi par l’Alberta et l’Ontario pourrait être une première étape en vue de la construction d’un pipeline au Québec pour faciliter l’exportation de pétrole des sables bitumineux, estiment des experts des questions énergétiques. Mais un tel projet ne verra jamais le jour sans des milliards de dollars de financement public, à l’instar de celui que vient d’annoncer le gouvernement Carney.
En présentant le nouveau projet de pipeline de 3300 kilomètres qui transporterait du pétrole de l’Alberta jusqu’à Sarnia, dans le sud de l’Ontario, la première ministre albertaine, Danielle Smith a répété la volonté de son gouvernement de « doubler » la production de l’industrie des sables bitumineux, pour atteindre 8 millions de barils par jour d’ici 2035, soit 2,9 milliards de barils par année.
Selon Mme Smith, cette production accrue d’énergie fossile aura impérativement besoin de nouveaux pipelines pour être transportée au Canada, mais aussi pour être exportée ailleurs dans le monde, notamment en Europe. Le pipeline Northern Shield, qui transportait de 500 000 à 800 000 barils par jour, soit 182 à 292 millions de barils par année, s’inscrit donc dans les visées d’expansion de l’industrie la plus polluante au Canada.

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Matériaux de construction d'un pipeline'
Photo : Loozrboy via Flickr (CC BY-SA 2.0)

3 juillet 2026 - Le Devoir
Le financement public du pipeline albertain ne passe pas chez l’opposition

Alors qu’il répétait que tout pipeline albertain devrait être financé exclusivement par le secteur privé, Mark Carney a finalement fait volte-face en acceptant l’injection de fonds publics. Un revirement qui ne passe pas auprès des partis d’opposition.
« C’est une grande victoire de la part des pétrolières et de l’Alberta, qui ont fait plier le gouvernement. Il trahit lui-même sa parole devant les électeurs, à qui il avait promis qu’il n’allait pas financer un nouveau projet de pipeline », dénonce le porte-parole du Bloc québécois en matière d’environnement, Patrick Bonin, dans un échange téléphonique avec Le Devoir.
De passage à Calgary, jeudi soir, le premier ministre canadien a annoncé que le fédéral prendrait en charge une partie des coûts d’un nouvel oléoduc, qui mènera vers la côte sud de la Colombie-Britannique.
L’exception notoire est celle des terminaux aux deux extrémités de l’oléoduc, qui seront uniques, bien que proches de ceux de Trans Mountain géographiquement parlant. Tout comme ce dernier, le nouveau pipeline traverse le territoire de communautés autochtones.

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3 juillet 2026 - Le Devoir
Quatre questions pour comprendre le nouveau pipeline canadien

Le gouvernement de Mark Carney construira finalement un nouveau pipeline menant vers la côte ouest du Canada, comme le souhaitait l’Alberta. Tour d’horizon en quatre points pour bien comprendre tout ce qui concerne ce nouveau projet « d’intérêt national », qui sera développé avec du financement public et privé.
Quel en sera le tracé ?
Comme le pipeline est encore à l’état de projet, un tracé exact n’a pas encore été déterminé. Le gouvernement albertain a toutefois déjà déposé une proposition de tracé qui peut sembler familière : ce dernier serait construit en parallèle à celui déjà existant de Trans Mountain.
L’exception notoire est celle des terminaux aux deux extrémités de l’oléoduc, qui seront uniques, bien que proches de ceux de Trans Mountain géographiquement parlant. Tout comme ce dernier, le nouveau pipeline traverse le territoire de communautés autochtones.

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3 juillet 2026 - Le Devoir
L’expansion pétrolière en Alberta produira chaque année 20 fois les émissions de GES du Québec

Le soutien du gouvernement Carney à l’expansion de l’industrie pétrolière en Alberta devrait faire grimper les émissions de gaz à effet de serre (GES) liées aux sables bitumineux à plus de 1,7 milliard de tonnes chaque année, soit plus de 20 fois les émissions du Québec. Cette pollution alimentera la crise climatique, qui coûte déjà des milliards de dollars chaque année au Canada, dénoncent les groupes environnementaux.
En annonçant jeudi la construction d’un nouveau pipeline, le premier ministre Mark Carney a soutenu que cette infrastructure d’exportation d’énergie fossile est un projet de « développement durable » qui servira à « bâtir un avenir propre ».
Sur le plan des GES, ce pipeline et les projets d’expansion de la production pétrolière réitérés jeudi par la première ministre albertaine, Danielle Smith, laissent toutefois entrevoir une croissance des émissions qui aggravent les dérèglements du climat et menacent de rendre le monde « méconnaissable », selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).


Schématisation de la chaîne du Gaz naturel liquéfié (GNL)
Schéma : elengy via Wikimedia (CC BY-SA 3.0)

17 juin 2026 - lapresse.ca
Similaire à GNL Québec. Le projet gazier de Marinvest avance à l’abri des regards

Ce qui deviendrait le plus important projet énergétique privé du siècle au Québec, celui de la firme norvégienne Marinvest, avance bien depuis un an dans les agences fédérales et provinciales, tout en laissant la population complètement dans le noir.
En consultant les réponses reçues à la suite de demandes d’accès à l’information, Greenpeace a constaté qu’un nombre impressionnant de fonctionnaires et d’agences gouvernementales s’employaient depuis plusieurs mois à Montréal, à Baie-Comeau, à Ottawa et à Calgary à ouvrir des portes aux promoteurs du projet.
Rien n’a encore été rendu public sur le sujet. « Si c’était un projet encore embryonnaire, ça pourrait se comprendre, mais on dirait bien que ce n’est pas le cas », dit le porte-parole de Greenpeace Canada, Louis Couillard.
Officiellement, Marinvest Energy n’a encore déposé aucun projet. Les questions qui lui sont adressées aboutissent à la firme de relations publiques National, qui n’a pas de réponses sur le projet comme tel, son coût, son financement et sur les partenaires éventuels qui s’associeraient aux trois promoteurs.

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Puit gazié abondonné
Photo : AQLPA via Facebook

3 avril 2026 - Le Devoir
Relancer le gaz de schiste alors que les vieux puits fuient?

Pendant que l’aspirante première ministre Christine Fréchette ouvre la porte à un retour du gaz de schiste, des puits forés il y a plus de 15 ans laissent toujours fuir du méthane, un très puissant gaz à effet de serre. La loi en vigueur au Québec oblige pourtant les entreprises à les fermer « définitivement ». Or, aucun des 29 puits n’a encore été fermé, malgré les dizaines de millions de dollars de fonds publics disponibles pour financer les travaux.
Selon les données fournies au Devoir par le ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie (MEIE), au moins 6 des 18 puits qui ont été forés et fracturés laissent présentement fuir du méthane dans l’atmosphère. Les 11 autres puits n’avaient pas été fracturés à l’époque de leur forage, vers 2010, soit au moment où l’industrie prévoyait de forer pas moins de 20 000 puits dans la vallée du Saint-Laurent.
Le MEIE, que Mme Fréchette dirigeait toujours en janvier dernier, récolte sur une base régulière des données sur les fuites à la tête des puits. Celles-ci permettent de constater que le volume des « fuites totales » quotidiennes atteint 127,3 m³, selon « les données les plus récentes ». Non seulement ce volume ne recule pas au fil des années, mais il serait même à la hausse, notamment par rapport à 2024. Globalement, le volume actuel de 127,3 m³ par jour équivaut à près de 46 500 m³ de méthane par année.

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Sables bitumineux, Fort McMurray, Alberta
Photo : eryn.rickard via Wikimedia (CC BY 2.0)

2 avril 2026 - Le Devoir
Industrie pétrolière - Enfouir le carbone devient un projet à plus de 15 milliards de dollars de fonds publics

L’une des mesures climatiques phares du nouveau gouvernement de Mark Carney, la prolongation du crédit d’impôt pour les projets industriels de captage, utilisation et stockage de carbone (CUSC), fera passer la facture pour les contribuables au-delà des 15 milliards de dollars d’ici 2035. Dans le dernier budget fédéral, les entreprises pétrolières soucieuses d’enfouir leurs émissions dans le sol ont pu apprendre qu’elles peuvent désormais compter sur un soutien public plus important et pour plus longtemps. Jusqu’à la moitié du coût de leurs installations controversées leur est déjà remis sous forme de crédit d’impôt remboursable. Des documents fournis par le ministère des Finances du Canada chiffrent à 3 milliards de dollars le prix de la prolongation de la pleine subvention accordée à l’industrie pour 5 ans supplémentaires, jusqu’en 2035. Cette somme s’ajoute ainsi à la facture de 12,5 milliards prévue par le gouvernement précédent de Justin Trudeau, un montant d’abord rapporté par Le Devoir.

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Schématisation de la chaîne du Gaz naturel liquéfié (GNL)
Schéma : elengy via Wikimedia (CC BY-SA 3.0)

30 mars 2026 - Le Devoir
Le projet de GNL de Marinvest Energy symbolise «une vision préhistorique» de l’économie

Le président du comité d’experts qui conseille le gouvernement du Québec en matière de lutte contre les changements climatiques est formel : le projet de GNL de Marinvest Energy représente « une vision préhistorique » de l’économie qui revient à nier l’urgence de la transition énergétique et à parier sur un avenir qui sera « une catastrophe » pour l’environnement et nos sociétés.
Le nouveau mégaprojet de gazoduc et d’usine de production de gaz naturel liquéfié (GNL) que l’entreprise Marinvest Energy veut construire sur la Côte-Nord, au Québec, est « incompatible » avec la voie à suivre pour éviter le naufrage du climat planétaire, mais aussi pour développer une économie résiliente pour les décennies à venir, affirme le président du Comité consultatif sur les changements climatiques (CCCC), Alain Webster, en entrevue au Devoir.
« La seule façon de rentabiliser ce type d’infrastructures immenses, c’est de ne pas atteindre nos objectifs climatiques. La planète consommerait donc de grandes quantités d’énergies fossiles dans les prochaines décennies. D’un point de vue économique, c’est une catastrophe. D’un point de vue environnemental, c’est une catastrophe. D’un point de vue social, c’est une catastrophe. C’est donc une très mauvaise idée », souligne-t-il.

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28 mars 2026 - Le Devoir
Marinvest Energy fait son chemin - Le plus gros projet industriel du Québec avance… derrière des portes closes

Juillet 2021. Un an après que le premier ministre François Legault a affirmé que l’exportation de millions de tonnes d’énergie fossile chaque année par GNL Québec allait « aider la planète » à la lutter contre la crise climatique, le gouvernement caquiste accepte finalement les constats de la science. Le complexe gazier aurait nui à la « transition énergétique », le trafic de méthaniers menaçait une population de bélugas déjà en voie de disparition et, dernier clou dans le cercueil, l’acceptabilité sociale n’était pas au rendez-vous.
« Nous avons dû nous rendre à l’évidence, les risques du projet dépassent ses avantages », avait alors résumé le ministre de l’Environnement, Benoit Charette. Moins de cinq ans après ce refus, l’entreprise norvégienne Marinvest Energy veut construire un mégaprojet très similaire : un gazoduc de plusieurs centaines de kilomètres, une usine de production de gaz naturel liquéfié (GNL) et un terminal maritime, cette fois à Baie-Comeau. Le tout servirait à exporter du gaz exploité en Alberta en utilisant surtout la fracturation hydraulique.

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28 mars 2026 - Le Devoir
Marinvest Energy fait son chemin - Des navires méthaniers dans l’habitat de baleines menacées

Québec et Ottawa ont refusé le projet de GNL Québec en évoquant les risques liés au trafic des navires méthaniers pour le béluga. Or, Marinvest Energy pourrait aussi avoir des conséquences sur des cétacés en voie de disparition. Le ministère Pêches et Océans Canada a d’ailleurs a participé à plusieurs rencontres du fédéral sur le projet, a appris Le Devoir, mais il n’a pas évalué ses risques potentiels, puisque celui-ci serait « préliminaire ».
Les évaluations environnementales réalisées pour le projet d’usine de gaz naturel liquéfié (GNL) et d’exportation maritime de GNL Québec avaient mis en lumière les risques que représentaient les méthaniers pour le béluga, mais aussi pour d’autres espèces de cétacés du Saint-Laurent, dont le rorqual commun et le rorqual bleu, tous deux protégés en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP).

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28 mars 2026 - Le Devoir
Marinvest Energy fait son chemin - Un gazoduc de 1000 km dans des forêts très vulnérables aux feux?

Pour transporter le gaz exploité dans l’Ouest canadien jusqu’à son usine de Baie-Comeau, Marinvest Energy doit construire un gazoduc d’environ 1000 km en pleine forêt québécoise. Selon un tracé préliminaire, celui-ci traverserait le « triangle de feux » du Québec, une région très vulnérable aux incendies de forêts, affirment deux experts. Les risques vont d’ailleurs augmenter en raison de la crise climatique provoquée par notre dépendance aux énergies fossiles.
Officiellement, « aucun projet de gazoduc n’est envisagé actuellement dans la forêt boréale québécoise », affirme au Devoir Ressources naturelles Canada. Or, dès mai 2025, un document préparé par ce ministère en vue d’une rencontre avec l’entreprise mentionne ce « nouveau » gazoduc dès le premier paragraphe.

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Fracturation hydraulique en Colombie-Britannique (Canada)
Photo : BC Energy Regulator

18 mars 2026 - Le Devoir
À quoi ressemblerait un retour du gaz de schiste au Québec?

L’industrie voulait forer 20 000 puits en zone habitée après avoir lancé l’exploration sans évaluation environnementale.
Malgré les nombreuses conséquences environnementales de l’industrie du gaz de schiste et les risques de fractures sociales mis en lumière lors de la saga sur cette filière d’énergie fossile, l’aspirante première ministre Christine Fréchette ouvre la porte à une relance de l’exploration gazière. Le retour de cette industrie pourrait nécessiter le forage de milliers de puits entre Montréal et Québec, donc en zone habitée.
Aucun puits d’exploration de gaz de schiste n’a été foré au Québec depuis plus de 15 ans, aucun potentiel commercial n’a été relevé et le gouvernement caquiste a lui-même adopté, en 2022, la loi qui a mis un terme à tous les projets pétroliers et gaziers. Les entreprises réclament d’ailleurs 18 milliards de dollars « pour tous les dommages causés » par la décision de leur fermer la porte. Quant aux puits forés, plusieurs ont connu des fuites.

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Puit de pétrole en Alberta, Canada
Photo : Kevin He via Wikimedia (CC BY-SA 2.0 DEED)

10 mars 2026 - Le Devoir
L’industrie pétrolière fait pression pour qu’Ottawa adopte les mesures albertaines du méthane

Avec cette méthode, des millions de tonnes de GES en plus seraient relâchés dans l’atmosphère, avertissent des experts.
L’industrie canadienne du pétrole et du gaz mène une offensive discrète auprès d’Ottawa qui se solderait par la fuite de millions de tonnes excédentaires de méthane dans l’atmosphère, avertissent des experts.
L’effort est centré sur une divergence de normes : l’industrie souhaite qu’Ottawa s’appuie sur les mesures albertaines des émissions de méthane plutôt que sur celles du gouvernement fédéral pour évaluer les réductions obtenues dans le cadre de l’entente sur un nouveau pipeline et d’autres soutiens accordés au secteur.
Dans une lettre envoyée fin janvier à la ministre fédérale de l’Environnement, Julie Dabrusin, l’Association canadienne des producteurs pétroliers (ACPP) insiste pour que le gouvernement fédéral « s’appuie exclusivement sur les données provinciales d’émissions » afin de déterminer si l’industrie pétrolière et gazière réduit suffisamment ses émissions de méthane pour atteindre les nouvelles cibles climatiques fédérales.

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10 mars 2026 - lapresse.ca
Réductions de GES au Canada - Avec un nouvel oléoduc, 20 ans d’efforts pourraient être amputés

La construction d’un nouvel oléoduc vers la Colombie-Britannique sans captage et stockage de carbone effacerait environ la moitié des réductions de gaz à effet de serre (GES) générées grâce à la politique climatique du gouvernement fédéral, selon des informations d’Environnement Canada obtenues par La Presse.
Le projet, inclus dans l’entente de principe entre le gouvernement fédéral et l’Alberta signée en novembre, permettrait de transporter au moins un million de barils de pétrole supplémentaires par jour pour l’exportation sur les marchés asiatiques.
L’Inde s’intéresse au pétrole produit par le Canada. Lors de son récent voyage dans ce pays, le premier ministre Mark Carney « a réaffirmé son intention d’élargir l’infrastructure d’exportation de pétrole lourd » vers la région de l’Indo-Pacifique. L’Inde est actuellement le « troisième consommateur mondial de pétrole », a-t-il souligné dans sa déclaration commune avec son homologue Narendra Modi.

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Projet Bay du Nord
Photo : © Equinor

3 mars 2025 - Le Devoir
Le projet pétrolier Bay du Nord, au large du Canada, irait de l’avant en 2031

Les entreprises Equinor et BP pourraient finalement aller de l’avant avec l’exploitation du mégaprojet pétrolier en milieu marin Bay du Nord, au large de Terre-Neuve-et-Labrador. Ce gisement pourrait produire des centaines de millions de barils au cours des prochaines décennies, dans un contexte où les experts du climat ne cessent de réitérer l’urgence de sortir des énergies fossiles. Les forages en eaux profondes seraient réalisés dans des milieux marins reconnus par l’ONU pour leur « importance écologique ».
Le projet, situé à 470 kilomètres des côtes canadiennes et à plus de 1000 mètres de profondeur, a été autorisé par l’ancien ministre de l’Environnement Steven Guilbeault en 2022, au nom du gouvernement Trudeau. Ottawa affirmait alors que l’extraction et la combustion de ce pétrole étaient compatibles avec les objectifs climatiques du Canada.
Après avoir reporté en 2023 la décision d’aller de l’avant ou non avec le projet, les entreprises Equinor et BP ont annoncé mardi une entente en vue du développement de Bay du Nord. L’exploitation pourrait débuter en 2031, mais la décision finale sera prise en 2027.

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Mine 5, sables bitumineux, Shell Jackpine
Photo: Julia Kilpatrick, Pembina Institute (CC BY-NC-ND 2.0 DEED)

30 octobre 2025 - Radio-Canada
Les « bombes carbone » du Canada : quand les énergies fossiles font boum

Le Canada compterait désormais 14 « bombes carbone » sur son territoire, situées surtout en Alberta et en Colombie-Britannique.
Selon les organisations Lingo, Data for Good, Reclaim Finance et Éclaircies, établies notamment en Europe et au Canada, il y aurait en tout 601 « bombes carbone » sur la planète.
Une carte interactive de ces projets qui ont le potentiel, selon les quatre organisations, « d’enfermer l’humanité dans un dérèglement climatique irréversible » et qui « menacent les conditions de vie sur Terre » a été publiée lundi sur le site CarbonBombs.org.

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Puit gazié abondonné
Photo : AQLPA via Facebook

20 octobre 2025 - Le Devoir
Les entreprises doivent finalement fermer les puits de gaz de schiste au Québec

Près de 15 ans après le dernier forage d’un puits de gaz de schiste au Québec, la Cour suprême du Canada vient de rejeter la demande d’appel des entreprises qui refusaient de fermer leurs puits, malgré la loi qui les oblige à le faire. Ces entreprises poursuivent toutefois leurs démarches judiciaires pour obtenir 18 milliards de dollars de compensation de la part de l’État québécois.
Depuis l’adoption en 2022 du projet de loi qui a mis fin à l’exploration pétrolière et gazière au Québec, les entreprises ont l’obligation de fermer définitivement tous les puits fermés « temporairement ». Cette liste compte 62 puits, dont 29 puits de gaz de schiste comprenant les 18 qui ont été fracturés.
Les entreprises responsables refusaient toutefois, pour l’essentiel, de fermer ces puits, même si le gouvernement a prévu de payer 75 % de la facture. Au lieu de se conformer à la législation, elles ont intenté une action en justice pour contester sa constitutionnalité, en évoquant du même souffle une « expropriation déguisée ».

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Mine 5, sables bitumineux, Shell Jackpine
Photo: Julia Kilpatrick, Pembina Institute (CC BY-NC-ND 2.0 DEED)

22 septembre 2025 - Le Devoir
Les énergies fossiles canadiennes menacent le climat mondial, selon un rapport

Le Canada et d’autres importants pays producteurs de combustibles fossiles compromettent les efforts mondiaux pour atteindre des objectifs clés de lutte contre le changement climatique, selon un nouveau rapport international. Les niveaux de production d’ici 2030 devraient être de plus du double de ce que visait l’Accord de Paris.
Si certains pays se sont engagés dans une transition vers les énergies propres, d’autres semblent revenir « à une stratégie obsolète, dépendante des combustibles fossiles », selon le rapport.
« L’échec collectif persistant des gouvernements à freiner la production de combustibles fossiles et à réduire les émissions mondiales signifie que la production future devra diminuer plus fortement pour compenser », indique le rapport sur l’écart de production, produit par trois organismes de recherche sur le climat.

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18 septembre 2025 - Le Devoir
La cible climatique du Canada est hors d’atteinte en raison des énergies fossiles

Malgré les promesses répétées, le gouvernement fédéral est toujours loin de faire le nécessaire pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES), constate l’Institut climatique du Canada. L’organisme soutient d’ailleurs que les reculs annoncés par Ottawa et le soutien aux énergies fossiles compromettent toute la lutte contre la crise du climat, qui représente pourtant une menace grandissante.
Selon des données « préliminaires » pour 2024 publiées jeudi, les émissions de GES du Canada devraient avoisiner les 694 millions de tonnes (Mt). Si elle se confirme, cette estimation équivaudrait à une stagnation par rapport aux émissions de 2023. « Les données sont formelles : les progrès sont au point mort », résume l’organisme de recherche sur les politiques climatiques.
Selon toute vraisemblance, cela signifie que le Canada ne pourra pas atteindre sa cible de réduction des émissions de GES pour 2030, qui constitue une étape importante vers la carboneutralité, que le fédéral s’est engagé à atteindre à l’horizon 2050 dans le cadre de l’Accord de Paris. Cet objectif doit contribuer aux efforts mondiaux visant à prévenir le naufrage climatique que la science nous prédit présentement.

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Puit gazié abondonné
Photo : AQLPA via Facebook

13 septembre 2025 - Le Devoir
Le Québec consomme de plus en plus de gaz de schiste

Même si le Québec a fermé la porte à l’exploitation du gaz de schiste en raison des répercussions environnementales et de la vive controverse sociale provoquée par cette industrie, la vaste majorité du gaz consommé dans la province est exploitée par fracturation. Ce type de gaz fait d’ailleurs partie de l’« approvisionnement responsable » d’Énergir.
« L’essentiel du gaz naturel consommé au Québec vient des États-Unis : près de 86 %, selon les chiffres d’Énergir, que nous publions dans l’État de l’énergie au Québec. Plus de 90 % de ce gaz est du gaz de schiste », résume le titulaire de la Chaire de gestion du secteur de l’énergie de HEC Montréal, Pierre-Olivier Pineau, en s’appuyant sur les données officielles de la production nord-américaine.
Selon lui, tout indique d’ailleurs que la plus grande part du gaz provient de Pennsylvanie, un État où l’industrie pose des risques pour l’environnement et la santé qui sont de mieux en mieux documentés. [...]

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13 septembre 2025 - Le Devoir
Le Québec a-t-il évité une crise environnementale, sanitaire et sociale en disant non au gaz de schiste?

À la lumière des effets concrets et de mieux en mieux documentés de l’industrie du gaz de schiste sur la santé humaine et sur l’environnement, l’Association québécoise des médecins pour l’environnement (AQME) estime que le Québec a bien fait de fermer la porte aux entreprises qui rêvaient d’exploiter des énergies fossiles à grande échelle dans le sud de la province. Cette saga gazière a tout de même des conséquences pour les citoyens touchés.
« Le Québec a échappé à plusieurs problèmes qui sont de mieux en mieux connus », résume l’organisatrice de l’AQME, Patricia Clermont. « Même si les impacts de l’industrie sont sous-évalués, notamment parce que plusieurs informations sont considérées comme des secrets industriels des entreprises, on sait qu’il y a des conséquences physiques et psychologiques » pour les populations qui vivent dans les régions où l’industrie de la fracturation est présente.
Elle cite en exemple un rapport produit par l’Association canadienne des médecins pour l’environnement (ACME) qui a mis en lumière des effets sur la grossesse, des problèmes chez les nouveau-nés, le développement de l’asthme et une incidence accrue de maladies cardiovasculaires à l’âge adulte. Sans oublier des risques de leucémie chez les enfants identifiés dans des études américaines.

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13 septembre 2025 - Le Devoir
À quand la fin de la saga du gaz de schiste?

Même si le Québec a dit non à l’industrie du gaz de schiste, les puits qui ont été forés ne sont toujours pas fermés et les entreprises réclament des milliards de dollars en compensation. Cette saga témoigne d’ailleurs des impacts de la filière, qui est en pleine expansion au pays.
Un puits foré en 2010 pour tenter de trouver un gisement de gaz de schiste se trouve tout au plus à 2 kilomètres de la résidence de Gérard Montpetit, à vol d’oiseau. D’autres maisons du paisible village de Saint-Denis-sur-Richelieu, en Montérégie, sont situées à moins de 500 mètres de ce qui aurait pu devenir un site d’exploitation d’énergie fossile si l’entreprise Canadian Forest Oil avait découvert ce qu’elle cherchait.
Cette filiale d’une société américaine n’existe plus, mais le puits « fermé temporairement » est toujours là. La tête de forage est entourée d’une petite clôture sur laquelle une simple affiche indique « Accès interdit », « Danger » et « Inflammable ». Le tout, au cœur d’un champ de maïs. L’« opérateur » est aujourd’hui Ressouces Utica Sud-Ouest, qui a refusé de répondre à nos questions.

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Le méthanier Shahamah
Photo : 青空白帆 via Wikimedia (CC BY 2.1 JP)

5 septembre 2025 - lapresse.ca
Projet de terminal de gaz naturel liquéfié à Baie-Comeau. Des économistes disent non à un GNL Québec 2.0

Une cinquantaine d’économistes québécois s’opposent à un éventuel projet de gaz naturel liquéfié (GNL) à Baie-Comeau, sur la Côte-Nord. « En 2021 comme aujourd’hui, l’exportation de GNL n’est pas une option économique sensée pour le Québec », affirment-ils dans une lettre ouverte publiée dans La Presse.
« Nous sommes sceptiques quant à la viabilité d’un projet qui serait plus onéreux qu’en 2021, ferait face à un environnement de marché moins favorable, et ralentirait tout autant la nécessaire transition énergétique », signalent François Delorme, Renaud Gignac, Éric Pineault et plusieurs autres économistes et chercheurs en économie.

Le nouveau projet en question est celui de Marinvest Energy Canada, qui aimerait construire un terminal de gaz naturel liquéfié à Baie-Comeau, qui serait relié à un gazoduc alimenté à partir de l’Ouest canadien.

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Mine 5, sables bitumineux, Shell Jackpine
Photo: Julia Kilpatrick, Pembina Institute (CC BY-NC-ND 2.0 DEED)

30 juin 2025 - Radio-Canada International
Un rapport onusien recommande l’interdiction des sables bitumineux

Au nom du droit à la vie et à un environnement sain, l’exploitation des sables bitumineux, l'expansion des infrastructures liées aux combustibles fossiles ainsi que tout nouveau projet d’exploration et d’exploitation devraient être interdits, selon un rapport onusien publié lundi.
Elisa Morgera, rapporteuse spéciale de l’Organisation des Nations Unies (Organisation des Nations unies (ONU) sur le changement climatique et les droits de l’homme, rappelle, dans un rapport intitulé Défossiliser nos économies − un impératif, que la fin de la dépendance de l’ensemble de nos économies aux combustibles fossiles est « urgente du point de vue des droits de l’homme ».
Selon le rapport, les différents pays devraient « interdire immédiatement la fracturation hydraulique, l’exploitation des sables bitumineux et le torchage du gaz », mais aussi l’exploration et l’exploitation en mer ainsi que l’exploration ou l’exploitation dans des zones protégées et à forte biodiversité.

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Une plate-forme pétrolière en mer
Photo : ExxonMobil

28 mai 2025 - Le Devoir
Le gouvernement Carney ouvert à une expansion de l’exploitation pétrolière en milieu marin

Le gouvernement Carney appuie la mise aux enchères de 85 000 km2 de permis d’exploration pétrolière en milieu marin au large des côtes de Terre-Neuve-et-Labrador. Ottawa juge que ce geste en faveur d’une expansion de l’exploitation des énergies fossiles est cohérent avec la lutte contre la crise climatique. Certains permis offerts empiètent toutefois sur une vaste zone de protection de la biodiversité marine.
L’Office Canada–Terre-Neuve-et-Labrador des hydrocarbures extracôtiers (C-TNLOHE) vient d’annoncer cette mise aux enchères comprenant 36 permis d’exploration divisés entre deux secteurs distincts, pour un total de 85 000 km2.
Un premier bloc de 19 permis (47 000 km2) est disponible dans une vaste zone située à l’est de l’île de Terre-Neuve, dans un secteur dit de « haute activité ». Cela signifie qu’il a fait l’objet de plusieurs projets de recherche pétrolière. Il compte d’ailleurs déjà des permis d’exploration actifs et des permis liés à des « découvertes significatives ». Il se trouve au nord-est des gisements en exploitation.

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GNL Québec - Énergie Saguenay
Photo : JoachimKohlerBremen via Wikimedia (CC BY-SA 4.0)

23 mai 2025 - lapresse.ca
Exportation de GNL - Trop tard et trop cher, selon un rapport

La guerre commerciale déclarée par les États-Unis a ressuscité l’idée d’un corridor énergétique est-ouest et le projet GNL Québec, qui proposait d’exporter à partir du Saguenay du gaz naturel canadien sous forme liquide vers les marchés de l’Europe et de l’Asie. La classe politique, y compris au Québec, regarde maintenant ce genre de projet plus favorablement.
Le Canada arrive trop tard, avec des coûts trop élevés pour espérer tirer profit de l’exportation de gaz naturel, selon le plus récent rapport d’Investisseurs pour l’Accord de Paris qui analyse la rentabilité de cet investissement.
Des coûts prohibitifs
Le projet GNl Québec a été proposé pour la première fois en 2015. Il prévoyait la construction d’un gazoduc de 750 kilomètres du nord de l’Ontario jusqu’au Saguenay, une usine de liquéfaction du gaz et un terminal d’exportation. L’investissement prévu à l’époque, 14 milliards, a probablement doublé, selon le rapport qui cite le projet similaire de LNG Canada phase 1, dont le coût prévu était de 18 milliards et qui a finalement coûté 32 milliards.
Le coût d’Énergie Est serait probablement plutôt autour de 33 milliards, estime donc le rapport.

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BP logo'

3 mars 2025 - lapresse.ca
Stratégie climatique. BP enterre son ambitieux plan et remet les gaz sur les hydrocarbures

Le géant britannique des hydrocarbures BP a renoncé mercredi à une stratégie climatique autrefois ambitieuse pour se recentrer sur le pétrole et le gaz, avec l’espoir de doper ses bénéfices en berne et ses redistributions aux actionnaires.
Le groupe, qui s’était distingué à partir de 2020 par un plan de neutralité carbone qui allait plus loin que ses principaux rivaux, était déjà largement revenu depuis deux ans sur ses objectifs climatiques.
Il avait de nouveau prévenu en décembre qu’il comptait réduire « de manière significative » ses investissements dans les énergies renouvelables.
« Nous allons accroître nos investissements et notre production » dans les hydrocarbures « pour pouvoir produire de l’énergie à forte marge dans les années à venir » et « nous serons très sélectifs dans nos investissements dans la transition », a confirmé mercredi le directeur général Murray Auchincloss dans un communiqué.

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Fracturation hydraulique en Colombie-Britannique (Canada)
Photo : BC Energy Regulator

2 mars 2025 - Radio-Canada
Vivre les séismes de la fracturation hydraulique

Une série de tremblements de terre liés à l'industrie du gaz naturel bouleverse la vie d'une famille ayant un ranch dans le nord-est de la Colombie-Britannique.
Bo Hedges explique que ses parents vivent dans leur ranch, la Dead Horse Creek Cattle Company, au nord de Fort St John, depuis presque un demi-siècle, avec une source naturelle à proximité de leur maison.
Il assure que les tremblements de terre déclenchés par la fracturation hydraulique « stressent terriblement » ses parents octogénaires, Bill et Marilyn Hedges, qui se demandent « quand le big one se produira ».
La fracturation hydraulique est un procédé consistant à injecter de l’eau et des additifs chimiques dans la roche afin d’en libérer le pétrole et le gaz. Le mois dernier, au moins quatre tremblements de terre allant de 3,1 à 4,3 se sont produits dans la région Peace entre le 8 et le 12 février.

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GNL Québec - Énergie Saguenay
Photo : JoachimKohlerBremen via Wikimedia (CC BY-SA 4.0)

19 février 2025 - Le Devoir
Une coalition de 100 organisations écologistes et experts dénonce le «mirage» des oléoducs

Au moment où des voix présentent l’accès du pétrole canadien à de nouveaux marchés comme une panacée face aux turbulences américaines venues du Sud, une coalition de 100 organisations écologistes et experts met en garde contre « le mirage » et « la folie de l’énergie fossile » de ce nouvel élan en faveur de l’industrie des hydrocarbures.
L’accession au pouvoir de Donald Trump et d’un gouvernement américain déterminé à bouleverser l’ordre mondial ne doit pas mener le Québec à baisser pavillon après 15 ans de victoire sur l’industrie pétrolière, qui a mené à l’adoption de la loi mettant fin à la recherche et à la production d’hydrocarbures, a tenu à rappeler la coalition en conférence de presse mercredi.
« Le Québec a finalement dit “non” à l’exploration et à l’exploitation des énergies fossiles par voie législative en 2022, après 10 ans de débats, a souligné Patricia Clermont, de l’Association québécoise des médecins pour l’environnement. Certains veulent profiter de ces temps inquiétants pour nous faire peur et nous faire reculer vers des solutions qui n’en sont pas et qui, au contraire, vont participer à la crise climatique. »

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